la Tôlerie Les métiers du travail des métaux en feuilles.

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Le travail des métaux en feuilles concerne des fabrications très diverses et dans des domaines variés allant de la cellule d’un avion moderne à la coque d’un grand navire.

Citons comme exemple : les wagons de chemin de fer, les récipients et réservoirs divers utilisés par les industries chimique ou dans les raffineries de pétrole, les centrales nucléaires, notons encore les installations de ventilation et de chauffage, la confection de meubles métalliques et d’ustensiles ménagers,...

Les tôles en acier doux [1] sont les plus couramment employées. On utilise également pour certains travaux des tôles en acier inoxydable [2], en aluminium, cuivre et divers alliages.

Le tôlier est un ouvrier capable de travailler ces tôles ou feuilles de métal, il doit savoir les découper, les former et les assembler pour fabriquer divers produits.

Pièces réalisées en tôlerie

D’une façon générale on l’appelle un tôlier chaudronnier, mais suivant la spécialisation qu’il acquiert, il porte le nom de tôlier carrossier, tôlier d’aviation, traceur,... Dans le travail des métaux en feuilles on distingue selon l’épaisseur des tôles à utiliser trois branches distinctes.

La chaudronnerie, on utilise des feuilles de métal dont l’épaisseur est supérieure à 3 millimètres.
La tôlerie, on travail les tôles de 1 à 3 millimètres d’épaisseur.
La tôlerie ferblanterie pour les tôles dont l’épaisseur est inférieure à 1 millimètre.
Le dinandier se spécialise dans le travail du cuivre et d’autres métaux nobles : laiton, étain, maillechort [3]. Plus particulièrement dans la réalisation des objets d’art en cuivre martelé, repoussé ou ciselé.
La différence vient de ce que le travail des tôles épaisses est nécessairement plus mécanisé, celui des tôles plus fines peut se faire en grande partie avec des outils à main.

Quelle que soit sa spécialisation, le travail de l’ouvrier sur métaux en feuilles comporte 4 phases principales : Tracer – Découper – Former – Assembler

Traçage

Le tôlier, ou le chaudronnier, travaille à partir d’un dessin ou d’un plan, le traçage est un travail très précis qui demande beaucoup de soin. On trace des points de repère et des lignes sur le métal au crayon mais le plus souvent avec une pointe d’acier très fine que l’on appelle pointe à tracer. Il utilise également la règle graduée et le compas, il effectue les calculs nécessaires pour tenir compte de l’échelle des plans. Il marque aussi les emplacements des découpages, perçages, pliages, soit au crayon où à l’aide du pointeau.

Découpage

Pour le découpage on peut se servir soit d’outils à main comme les cisailles, soit des machines comme la cisaille guillotine, la grignoteuse, laser, plasma, découpage à l’eau, etc.

Formage

Il s’agit maintenant de procéder à la mise en forme des pièces de tôle celles-ci sont découpées aux bonnes dimensions, mais sont planes. C’est la phase de travail où se manifeste tout l’art du chaudronnier et du tôlier. A l’aide des machines puissantes et ingénieuses qui permettent à l’homme de métier de plier le métal, de le rouler, de le cintrer, de le dresser. Il reste cependant que dans beaucoup de cas, il doit travailler la pièce au marteau et au maillet sur un tas.

Assemblage

L’agrafage pour les tôles de faible épaisseur (jusqu’à 1,5 mm) : on replie les extrémités de la tôle pour les emboîter et les sertir. Étanchéité possible avec technique spéciale d’agrafage.

Le rivetage pour assembler des pièces de toutes épaisseurs à l’aide de rivets. Étanchéité possible avec technique spéciale par matage du bord de la tôle.

Le dudgeonnage réalisé pour l’assemblage d’un tube par expansion dans une pièce (cas de certains tubes d’échangeurs thermiques par exemple).

Les assemblages permanents essentiellement basés sur les techniques de soudage ou de brasage.

Jean-Pierre M., animateur de l’atelier chaudronnerie.

[1L’acier est constitué d’au moins deux éléments, le fer, très majoritaire, et le carbone, dans des proportions comprises entre 0,02 % et 2 % en masse.

[2C’est une famille d’aciers, alliages de fer et de carbone, auxquels on ajoute essentiellement du chrome qui, au-delà de 10,5 % en solution (selon la teneur en carbone) dans la matrice, provoque la formation d’une couche protectrice d’oxyde de chrome qui confère à ces aciers leur inoxydabilité.

[3Le maillechort : alliage inoxydable de couleur blanche composé de cuivre (60%), de zinc (20%) et de nickel (20%).

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